Instagram

J ai une vraie question et svp ne m en voulez pas, ce n est pas du tout de la moquerie, mais c est quoi une instagrameuse ? Quel est le but recherché ? Est ce que l’on ne peut être qu’instagrameuse ? Qu’ apporte t’on à son audience en étant instagrameuse ?
Blogueuse ou Youtubeuse, je vois bien, mais le format photo d’IG et les captions plutôt courts sont quand même moins propice à la communication , sauf quand on est photographe ptet….Merci pour vos réponses .

Je suis loiiiin d’être « instagrammeuse » mais j’aime assez bien ce format… J’aime les belles images, que ce soit des photos de voyage ou de dessin (ou même de maquillage !). Cela m’encourage à aller dans d’autres pays, découvrir de nouvelles choses, ou à m’inspirer (niveau maquillage et croquis) ^^. Ca fait rêver, ça donne des idées ! Enfin, voila, moi j’y trouve mon compte..

De l’inspiration, la capacité à réfléchir à ce qui est beau dans l’ordinaire, de la technique photo parfois (big up aux photographes qui partagent leurs réglages)… Je découvre aussi par ce biais de bonnes adresses de restos à tester, des jolis lieux à visiter, des bijoux sympa, des événements locaux… comme n’importe quel réseau social en fait

Exactement la même chose : ça m’inspire de poster des photos parce que ça me pousse à regarder ce qui m’entoure autrement, à progresser en photo, à partager des bonnes adresses ou des choses qui m’ont plu…

Intéressant comme remarque. Je me pose parfois la question de comment utiliser mon compte Instagram pour qu’il ne soit pas simplement qu’un portfolio. Donc tu serais intéressée par des réglages du boitier par exemple?

A titre perso, oui, j’aime bien savoir ce genre d’info 🙂 L’objectif utilisé, le temps de pose, l’ouverture…

En général les instagrammeuses attendent juste de se former une communauté pour devenir blogueuse ensuite. J’en connais peu qui restent qu’instagrammeuses…

Si comme moi vous étiez accro à Instagram, vous vous êtes vite rendus compte que pleins de chose ont changés depuis que ce réseau à été acheté par le créateur de Facebook. Merci Mark Zuckerberg.

Des nouveautés ont pointés le bout de leur nez,
et on dégradés l’affection que j’y portais.

  • moins de visibilité

Plus aucun intérêt à suivre des personnes, vous ne verrez plus toutes leurs publications comme avant, et fini l’ordre chronologique, votre fil d’actualités est généré par intérêt … Tout les principes de base d’Instagram ont été SOUILLES !

  • moins d’échange


Quand je regarde mes vieilles photos postées, je devais avoir environ 300 followers et pourtant toutes mes photos (ou presque) avait des commentaires, les likes c’est bien mais moi ce que j’aimais le plus c’était échanger avec les gens.

  • plus de pub sponsorisé

L’argent, le moteur de tout. C’est comme ça qu’on a vu débarquer des post publicitaires pour des grosses industries entre les photos de nos amis et blogueurs favoris ! Faut bien rentabiliser l’achat de Mark Zuckerberg, 1 milliard d’euros c’est quand même une petite somme !

  • la dernière nouveauté les pubs qui s’incruste entre deux stories

Et là hier, c’est le coup de massue, encore, parce que les pubs sponso’ c’était pas assez intrusif, on rajoute une pub dans une story de Renault puis de Louis Vuitton.
Si seulement on me faisais la pub d’un produit qui pourrait m’intéresser mais non, seule les grosses entreprises peuvent se payer ce genre de pub… Alors si toi avec ta p’tite star up tu pensais que ça serais un tremplin idéal. Oublie.

Je suis consciente qu’un petit coup de gueule ici ne changera rien, qu’avec ma petite voix je n’aiderais pas à faire bouger les choses, je ne quitte pas pour autant ce réseau car il reste un outil pour partager avec vous, mais j’aimerais tellement que vous ouvriez les yeux et que vous redonniez vie à mon compte comme autrefois, parce que

c’était mieux avant.

Au début, je ne m’y connaissais pas plus que ça. Je suivais quelques comptes mais sans pour autant comprendre comment ça fonctionnait. C’est au fur et à mesure que cela m’est venu. Le mot le plus souvent utilisé par les instagrammeuses, et sur lequel j’ai bugué au début, est « feed« . Mais qu’est ce que c’est ? C’est tout simplement un ensemble cohérent de photos disposées de manière réfléchie. Un feed doit se lire tout de suite, sans le moindre effort de la part du visiteur. Les photos d’un feed sont souvent retouchées de la même manière (même filtre, même teinte, même couleur, même thème, …).

Autre mot très connu : le flat lay. C’est une photo, d’objets disposés à plat, prise au dessus. Exemple :

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J’utilise beaucoup les flat lays. Pour cause, j’aime bien présenter à mes abonnés les produits que j’utilise au quotidien ou que j’achète lors de mes virées shopping. De plus, le flat lay est très utile quand on n’est pas sorti de la semaine et qu’on n’a pas de photo extraordinaire sous la main.

Le dernier mot dont je vais vous parler (apres j’arrête la leçon promis lol), est le latergram. C’est une photo que l’on n’a pas postée de manière instantanée, et que l’on publie plus tard du coup.

Voilà, maintenant que vous êtes au taquet niveau vocabulaire, je peux démarrer mon petit blabla.

J’ai démarré l’aventure Instagram en mai 2016. Au début, je ne m’y connaissais pas du tout. Je n’étais même pas sûre de savoir en quoi ça consistait. J’étais juste éblouie par les magnifiques feeds que je suivais. Mais je ne savais pas quoi poster, comment, quand, pourquoi … J’ai dû changer 1o milliards de fois de feeds. Pourquoi ? Ne cherchez pas c’est parce que je suis chiante. Non je rigole, … ou pas. ^^ En fait je ne suis jamais tombée sur THE feed. Quoique … mon dernier me plaît beaucoup. D’ailleurs le voilà :

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J’ai misé sur un feed rose pastel, plutôt lumineux. Je trouve ça apaisant, doux lol. J’augmente la luminosité dans l’application Afterlight. Puis je reviens dans VSCO CAM, l’une des applications retouche les plus connues. Là je rajoute, ou pas (tout dépend de la photo), un filtre HB 1 ou 2. Et j’augmente un peu la saturation.

Peu comprennent pourquoi je m’investis autant sur Instagram. Pas la peine de faire une thèse sur la question : j’aime ça c’est tout ! J’aime tout dans la publication d’une photo : de la prise au partage, en passant par la retouche. Eh oui, comme les photographes, on retouche nos photos. Certains diront que c’est de la triche, d’autres y verront un moyen d’exprimer sa créativité. C’est un pur plaisir pour moi de poster une photo, d’apprécier celles des autres, et surtout d’échanger avec mes abonnés. Car Instagram c’est aussi cela. Et Sarah du compte @sarahkay_sc l’a bien compris…

« Ce réseau social m’a beaucoup plu quand j’ai vu l’interaction et la positivité qu’il s’en dégageait, c’est « le monde du beau  » ! »

Vous voyez, on pose souvent la question à savoir pourquoi les instagrammeuses s’investissent tant dans ce qui n’est qu’un réseau social. Mais c’est comme dans tout dans la vie. Prenons plaisir à faire ce qui nous plaît. Et tant que nous sommes satisfaites, c’est le principal. Partager, échanger, au delà du nombre d’abonnés, c’est surtout cela Instagram. Et tout comme Sarah et moi, Instagram développe des passions. Le blogging et la photographie, m’intéressaient déjà avant. Mais Instagram a renforcé ce goût de partager des moments qui m’ont marquée.

A qui appartiennent vos photos sur Instagram ?

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Il y avait longtemps que je ne vous avais pas parlé photo ici… L’actualité qui m’a interpellée cette semaine est intéressante car, derrière le scandale arty un rien absurde, se mêlent des questions inédites d’usages autour d’un des réseaux sociaux les plus hype (Instagram), racheté en 2012 à prix d’or par Facebook, qui doit son succès à ses photos faussement vintage, le principe du droit d’auteur foulé aux pieds, la surenchère des prix, et même le vol. Et cette question de fond : les photos que vous partagez sur les réseaux sociaux vous appartiennent-elles vraiment ?

Cela a fait scandale il y a quelques jours, bien au-delà du petit milieu arty new-yorkais, et même de la bulle des réseaux sociaux. L’artiste américain Richard Prince a organisé une exposition de photographies, à la Gagosian Gallery de New York, qui s’est tenue de septembre à octobre 2014. Mais pas n’importe lesquelles : des photos qu’il avait sélectionnées sur Instagram, et dûment retouchées à sa sauce. Avant de les revendre, au prix fort. Imaginez : 38 clichés Instagram ont été présentés à la Gagosian Gallery, et se sont ainsi écoulés aux alentours de 100 000 $ pièce. Jolie flambée des prix.

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Il y a quelques jours, on apprenait ainsi qu’il avait vendu pour 90 000 dollars un portrait de femme, Doe Deere, créatrice d’une marque de cosmétiques. Laquelle a fait savoir la semaine dernière – sur Instagram – sa stupéfaction (on peut la comprendre) en voyant son portrait vendu pour cette somme plutôt coquette. Une photo qu’elle avait vue placardée sur les murs de la galerie, sans que l’artiste ne lui ait demandé au préalable son accord. Pour autant, elle n’a aucunement déposer plainte.

Au fil des clichés, on voit souvent des femmes dénudées. Pour attirer le chaland, l’artiste aussi avait sélectionné autant des photos de people (telle Kate Moss, Pamela Anderson), de personnes influentes, et d’illustres inconnus. Il glisse des commentaires volontiers grivois, et même carrément sexistes, comme l’a pointé Artnet.

La méthode de Richard Prince : sélectionner une photo dans le « feed » de son compte Instagram, l’agrémenter de ses commentaires (sa propre légende de ladite photo, en quelque sorte), faire une capture d’écran, et l’envoyer par mail à un assistant. Le document sera ensuite recadré, agrandi, pour un tirage de 1,20 m sur 1,65 m, puis imprimé en bonne définition avant d’être accroché au mur. Comme une oeuvre d’art ?

Flambée des prix, goût du scandale

Assurément, l’artiste américain a monté son « coup » avec un art assumé du scandale, et s’est offert un joli coup de com’. Et il foule gentiment des pieds le marché – de plus en plus juteux – de la vente de photos de collection. Dans les plus grandes maisons de ventes aux enchères, telles Sotheby’s, les stars de la photo classique, tels Eugene Smith, Robert Capa, Marc Riboud, Sebastião Salgado, ou plus à la mode, un Richard Avedon, affichent des prix qui plafonnent à 10 000 $.

Mais Richard Prince soulève ainsi d’abyssales questions. Un tirage papier d’une photo dégotée sur le Net, est-ce une oeuvre d’art ? Est-ce un art reflet de son époque, une mise en abyme critique de ce site de partage de photos qui repose en partie sur le culte de l’ego à travers l’auto-portrait ? Est-ce du plagiat ? Des oeuvres détournées ? Et surtout, peut-on piocher à sa guise des photos d’inconnus sur les réseaux sociaux pour en faire oeuvre commerciale ?

Propriété intellectuelle

A qui appartiennent ces photos nouvelle génération ? Certes, elles sont mises à disposition de tous sur des réseaux sociaux, mais ne sont-elles pas protégés par le droit d’auteur ou le copyright ? In fine, les clichés que vous prenez et que vous partagez sur Instagram, ou même Facebook ou Twitter, vous appartiennent-ils ? Pas si sûr… Il y avait eu en 2010 (oui, il y a longtemps…) ce précédent, à propos d’une photo récupérée par l’AFP sur Twitter.

Il faut y voir aussi une remise en cause radicale et inédite de la propriété intellectuelle, dont témoigne le cas Doe Deere.

Encore plus sujet à caution, le fait qu’il fasse commerce de ces clichés Instagram. Par le simple fait qu’il les commente et les tire sur papier, ces clichés instagram deviennent-ils des oeuvres d’art ? Le malaise, le sentiment d’impudeur absolue et d’opportunisme tient aussi au fait qu’il vend ces « œuvres ». Les 38 clichés Instagram qui ont été présentés à la Gagosian Gallery se sont ainsi arrachés pour des prix disproportionnés (le goût du scandale aurait-il créé une explosion des prix ?). Sans qu’un seul centime ne soit reversé aux auteurs de ces photos.

 

 

 

http://www.trucsdeblogueuse.com/coulissesdublog29

 

Pour marque-pages : Permaliens.

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